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Les techniques de la thyroïdectomie

Les techniques de la thyroïdectomie

  • la lobectomie ou lobo-isthmectomie (ablation d’un des 2 lobes de la thyroïde, avec l’ablation éventuelle d’une partie de l’isthme), 
  • l’isthmectomie (ablation de l’isthme thyroïdien, tissu en avant de la trachée reliant les 2 lobes)
  • la thyroïdectomie totale.
     L’ablation seule du nodule thyroïdien n’est pas recommandée.
  • le curage ganglionnaire

 

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Le curage ganglionnaire (ou évidement ganglionnaire)

Le curage ganglionnaire (ou évidement ganglionnaire)


Les cancers de la thyroïde peuvent disséminer dans les ganglions lymphatiques du cou, soit dans le compartiment central du cou, autour de la thyroïde et de la trachée, soit dans la région latérale du cou (la région jugulo-carotidienne), de manière unilatérale ou bilatérale, voire dans ces 3 régions ganglionnaires.

En cas de ganglion pathologique (on parle de « métastase ganglionnaire ») ou suspect, les curages sont toujours indiqués.

En l’absence de ganglion suspect, on peut pratiquer un curage préventif (ou « prophylactique ») du compartiment central et du compartiment latéral du côté du cancer thyroïdien. Ce curage préventif a pour avantage de préciser l’extension du cancer et d’adapter le traitement complémentaire (iode radioactif et L-thyroxine) en conséquence.

Le curage préventif se fait par la même incision que celle créée pour la thyroïdectomie, et dans le même temps opératoire. Une incision plus étendue à la partie latérale du cou peut être nécessaire en cas de curage plus étendu (notamment en cas de ganglions pathologiques).
La cicatrisation se fait de la même manière que pour une thyroïdectomie simple, mais l’œdème et l’insensibilité du cou peuvent être plus étendus, de même que les douleurs musculaires du cou, qui sont le plus souvent modérées et transitoires.

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L'intervention chirurgicale

L'intervention chirurgicale

La chirurgie se déroule sous anesthésie générale et dure, en général, 1h à 2 heures pour une thyroïdectomie totale. La durée de l’intervention peut être prolongée en cas de curage ganglionnaire associé .
L’incision classique est horizontale et se fait à la partie basse du cou.
Elle peut être prolongée latéralement en cas d'évidemment ganglionnaire.
Durant l’intervention il est réalisé systématiquement un repérage du ou des nerfs récurrents avec un enregistrement par neurostimulation de son intégrité ainsi qu’un repérage des glandes parathyroïdes.
La fermeture cutanée peut se faire au moyen des fils résorbables  ou agrafes retirées au 2ème jour postopératoire sans aucun soin postopératoire spécifique.

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Après l'intervention

Après l'intervention

Les douleurs postopératoires sont calmées par perfusion (voie veineuse) puis par voie orale. Les anti-douleurs habituels (paracétamol) suffisent dans l’immense majorité des cas, car les douleurs au niveau du cou sont peu importantes, comparables à des douleurs de pharyngite ou d’angine, voire de torticolis.
Un drain (tuyau plastique de quelques millimètres de diamètre) peut être mis en place ; son ablation, non-douloureuse, au lit du patient se fait généralement dans les 1 à 3 jours qui suivent l’intervention.
Un gonflement (œdème) de la région opérée peut persister pendant 1 à 3 mois environ, de même qu’une anesthésie ou des sensations de « peau cartonnée » ; ces effets habituels régressent spontanément.
La cicatrisation complète est effective au bout de 6 à 12 mois. Les cicatrices inflammatoires ou inesthétiques sont rares en chirurgie thyroïdienne ; leur prise en charge peut nécessiter des traitements locaux.